LE BON SAINT ÉLOI À VELAUX
Premières journées d’août dans un Velaux en pleines festivités, Au coeur d'une tradition qui perdure, (trace ancienne dès le XVIIeme) de fêter St Éloi. Le sage et honnête conseiller du roi Dagobert,

Nous savons ça depuis notre enfance, qu'Éloi, il était bien brave. Même qu'on le chantait « le bon roi Dagobert avait mis sa culotte à l'envers, le bon Saint Éloi lui dit....» Si vos jeunes enfants ou petits enfants ne connaissent pas cette délicieuse comptine, il est grand temps de les initier.
Donc, Éloi, par son métier, est devenu le patron des forgerons et des orfèvres. Cet hommage au bon St Éloi date de l’époque où le cheval était le compagnon de travail des paysans. C'est donc le saint forgeron que l'on fête ici. Dagobert, il peut aller se rhabiller tout seul.
Dès vendredi soir, ouverture des journées festives avec l'embrasement de la fontaine, ouverture musicale par "la Pena - Aux Temps Tics" place Caire, centre historique de Velaux.

Samedi après-midi, course de caisses à savon. Une quarantaine de quadricycles plus délirants les uns que les autres avec plus ou moins de réussite quant à leur qualité de coursiers… Donc de l'allure esthétique à défaut de vitesse.
C’était vraiment chouette. Une ambiance excellente avec un canon à neige au milieu de la descente. Nos engins à roues en sortaient festonnés de pailletttes blanches, avec des pilotes tout en charme, un rien de vague dans le regard et des sourires éclatants. Quant aux gamins qui s'ébrouaient dans "la neige" quelle folie.
Mais nom d’une pipe en bois, qu’il faisait chaud, malgré l’ombre des platanes.

Dimanche matin, sur le coup de 10h, annoncé par fifres et tambourins, sympathique défilé des chevaux de la garde républicaine. Ils ont traversé le village, suivis des beaux étalons et magnifiques juments du club hippique de Velaux. Les chevaux, si sobres, si élégants, si sages ! L’un d’eux fascinant, tout blanc, strié de gris… le soleil faisait luire sa robe. Des lignes argentées soulignaient sa magnifique silhouette.

En digne procession, tout ce joyeux monde est arrivé en haut du village, s’est éparpillé sur le plateau de "la Garenne". Le curé y a officié. D'élégants ados en aube blanche l’accompagnaient. D’une voix grave et solennelle, il nous a gratifiés d’un beau discours sur le respect dû aux animaux en général et aux chevaux en particulier, en soulignant l’incroyable complicité qui liait l’animal à l’humain.

Pour finir, il a brandi un énorme rameau d’olivier qui essorait son « eau bénite » sur le groupe des cavaliers. Pour l’ambiance locale, une voix féminine, chantait des ritournelles datant du baroque, (Louis Claude Daquin entre autres) et hymnes chrétiens qu’elle lançait d’une voix émue à travers la pinède.

Sur le coup de midi, un apéritif était proposé sur le mail du centre historique par le Comité des Fêtes.
Suite des festivités lundi soir. Nous sommes invités au traditionnel repas des chasseurs.
Et puis mardi midi, une dernière clôture de festivités avec un apéro populaire sous les platanes, en musique, bien entendu.
Délicate atttention du Comité des Fêtes, qui a assuré des fêtes velauxiennes dans toute leur splendeur actuelle.